Neocutis : La crème antirides qui fait scandale
Voilà une crème antirides qui risque de ne laisser personne indifférent ! Ce matin Le Parisien révélait la polémique aux Etats-Unis et en Europe autour d’une crème à base d’un composant jamais utilisé jusque-là : des cellules de fœtus.
Marie Loulier

A la base de ce projet dérangeant, les chercheurs du service de gynécologie-obstétrique et génétique du CHU de Lausanne qui lors d’opérations de fœtus in utero se sont rendus compte que les bébés, une fois nés, n’avaient aucune cicatrice. Les vertus de ces cellules de fœtus ont alors été évidentes: ces dernières pourraient êtres efficaces pour soigner les grands brûlés.

L’hypothèse vérifiée, les chercheurs de Lausanne décident de s’associer à un laboratoire privé, Neocutis, et l’autorise à commercialiser uniquement aux Etats-Unis et sur prescription médicale la première crème antirides à base de cellules de peau de fœtus.

Ce qui choque : Les précieuses cellules qui composent la fameuse crème ont été obtenues à la suite d’un avortement et développées en laboratoire. Ce fait un peu morbide provoque les foudres des mouvements « pro-life » américains et européens bien que le fabriquant Neocutis déclare au Parisien : « En aucun cas, nous n’encourageons l’avortement ». De plus, ils invoquent le fait que la commercialisation de cette crème antirides permettrait de financer les recherches sur les pansements biologiques pour soigner les grands brûlés. Un mal pour un bien ?

En vente aux Etats-Unis au prix de 180 $, on pourrait se procurer la crème antirides Neocutis via Internet en Europe pour 90 €, le prix d’une jeunesse éternelle ?

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